Santé. Pour un plan d’urgence en faveur de l’hôpital public

66695.HR

A l’occasion de l’assemblée plénière de ce 14 novembre, j’ai présenté le vœu suivant au nom des élus communistes et apparentés de la majorité régionale:

En maintenant un objectif national des dépenses assurance maladie (ONDAM) à 2,3 %, le gouvernement exige 4,2 milliards d’économies sur la santé, dont un milliard pour l’hôpital. C’est un budget d’assèchement des comptes de financements publics pour la santé.

Nous savons pourtant que l’hôpital est en crise généralisée: un peu partout dans la région, les personnels sont en grève, dans les services d’urgence, de psychiatrie et ailleurs, de Gourdon à Perpignan en passant par Montauban, Tarbes, Lourdes et tant d’autres.

Épuisés par les politiques d’austérité successives, les personnels hospitaliers évoquent principalement le manque de moyens humains et matériels, mettant en danger les usagers et la perte de sens de leur travail. La grève menée par les services d’urgence depuis mars 2019 est le symbole particulièrement visible de ce mal-être. À l’heure où nous parlons, plus de la moitié des services d’urgence sont en grève !

Et les quelques annonces du gouvernement sont loin de calmer la crise car elles ne répondent pas à la gravité de la situation.

Dans ce contexte inquiétant nous réaffirmons l’attachement de la région Occitanie aux solidarités et aux services publics, mais surtout sa préoccupation d’un aménagement équilibré des territoires pour permettre l’égalité d’accès aux soins pour tous.

Nous demandons au gouvernement :

  • de prendre la mesure de toute la dignité des personnels, de l’aide-soignant·e au chef·fe de service, qui mettent entre parenthèses leur vie familiale et personnelle pour faire face à l’impératif de la qualité des soins. Ils et elles sont de véritable forces de propositions, mais pour l’heure leurs témoignages ne sont malheureusement pas pris en compte pour refonder une politique de santé publique à la hauteur des besoins de la population dans notre pays,

  • de définir des financements nouveaux pour l’assurance maladie et le système public de santé, à travers notamment la revalorisation de l’ONDAM, l’ouverture de lits supplémentaires et l’arrêt des restructurations des établissements publics de santé.