Lézignan Corbières. Des moyens pour l’hôpital public !

La crise sanitaire historique que nous traversons continue de mettre en lumière les défaillances de notre système de santé. Celles-là même dénoncées par les soignants depuis des années: manque de lits, de matériels, de personnel, d’investissements… Les hôpitaux souffrent d’un déficit cruel de financement comme des baisses drastiques du nombre de soignants. 

Je tiens tout d’abord à apporter mon soutien et ma solidarité aux personnels soignants de l’hôpital de Lézignan Corbière, au sujet duquel je suis interpellée par un certain nombre d’acteurs locaux et d’usagers inquiets, en particulier, de l’EHPAD “La Capounada”, gravement touché par la deuxième vague de l’épidémie COVID-19. Les patients, les familles sont particulièrement affectés, le personnel est épuisé, physiquement et moralement. Plus que jamais nous devons faire bloc pour combattre ce virus. Patients et soignants ont besoin de la solidarité de l’ensemble de la population et des élus.

Le gouvernement continue, à marche forcée, ses réformes libérales. Fidèle à sa politique de destruction, contre toute logique sanitaire, malgré toute l’utilité du service public, l’agence régionale de santé veut imposer des mesures qui vont affaiblir encore l’hôpital, et par là même, tout un territoire. Dans le sens de l’appel lancé récemment par Carole Delga, il faut urgemment réformer l’organisation de la santé dans notre pays, et rapprocher la gestion de la santé au plus près des territoires. On ne peut plus accepter que des décisions centralisées par une agence hors-sol mettent en péril nos vies et nos territoires !

L’heure n’est plus aux économies de bout de chandelle. Tout doit être mis en œuvre pour conforter le service public hospitalier et renforcer son implantation dans les territoires. Alors que la santé demeure la première préoccupation des habitants de notre région, il est urgent de surseoir à la nomination d’un nouveau directeur et de lancer une véritable réflexion pour que l’hôpital de Lézignan, structure essentielle d’accès aux soins pour tous, retrouve une existence autonome et des moyens budgétaires correspondants réellement aux besoins. Alors que va se tenir le conseil de surveillance de l’hôpital cette semaine, ses membres ont la responsabilité importante de ne pas accepter la feuille de route que tente d’imposer l’ARS. J’en appelle aux élus et acteurs locaux qui siègent dans cette instance, les intérêts des Lézignanais, du territoire et des soignants doivent être privilégiés, et cela passe par le maintien nécessaire de cet hôpital de proximité.