8 mars. Depuis des années, la colère des femmes gronde

Face aux violences sexuelles et sexistes, les femmes prennent la parole publiquement, les luttes s’organisent. Dans un contexte de pandémie ayant aggravé l’isolement des victimes, et face à l’inaction du gouvernement, il est urgent de faire entendre notre voix !

Au travail également, le compte n’y est pas !

Les inégalités femmes-hommes persistent dans le domaine professionnel. Les femmes sont les premières touchées par le travail partiel imposé, le chômage, et particulièrement depuis le début de la pandémie. Les femmes sont majoritaires dans les professions en première ligne. Elles sont aussi majoritairement le parent resté dans le foyer avec les enfants, souvent en cumulant journée de télétravail, gestion du suivi pédagogique et tâches ménagères. Malgré les belles paroles du gouvernement, l’écart salarial reste à ce jour de 26 % entre les hommes et les femmes.

Au rythme actuel de rattrapage, il faudrait mille ans pour obtenir l’égalité salariale ! Nous n’attendrons pas !

Pour l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences faites aux femmes, revendiquons des moyens à la hauteur des enjeux, le vote d’une loi-cadre pour des politiques publiques dotées d’une « vraie » administration, la transparence budgétaire. Nous devons exiger le milliard de budget nécessaire !

Pour l’égalité professionnelle, il est urgent de garantir l’égalité salariale et de revaloriser tous les métiers féminisés, lutter contre les temps partiels et augmenter les retraites, lutter contre les violences sexistes au travail, créer un service public de la petite enfance de la naissance à 5 ans.

Pour le droit à disposer de son corps, il faut inscrire dans la Constitution le droit à l’IVG comme droit fondamental, avec les moyens associés, garantir l’accès à la contraception libre, gratuite sous toutes ses formes, interdire formellement la GPA au niveau international, consacrer plus de moyens à l’application de la loi pour l’abolition de la prostitution, protéger l’identité de genre comme l’identité sexuelle.

Pour le partage des pouvoirs, exigeons la création d’un ministère de plein droit avec un budget dédié, l’article 1er de la Constitution doit être modifié: « la loi garantit (et non plus favorise) l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales », rendre inéligible un élu coupable de violences sexistes et/ou sexuelles.

En Occitanie

Depuis 2016, la Région a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes une priorité. Pour assurer la mise en œuvre des engagements pris en adoptant la Charte Européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale, un 1er Plan d’actions régional transversal a été adopté pour la période 2017-2021 composé de 15 actions. Cet engagement s’est notamment concrétisé par la mise en place d’une Commission spécifique dédiée à l’égalité femmes hommes (unique en France) et continue d’être relayé au travers de toutes les politiques régionales : emploi, formation, économie, sport…

+ d’infos sur : https://www.laregion.fr/Egalite-reelle-entre-les-femmes-et-les-hommes-la-Region

Ce 8 mars, soyons le plus nombreux possible, en grève, en manif, dans la rue ou sur les réseaux sociaux pour EXIGER DU GOUVERNEMENT QU’IL AGISSE ENFIN POUR L’ÉGALITÉ ET CONTRE LES VIOLENCES SEXISTES ET SEXUELLES !