Pour un véritable service public régional de santé de proximité

Avec mon collègue Vincent Bounes, Vice-Président en charge de la Santé et chef du SAMU 31.

A l’occasion de la réunion l’assemblée régionale de ce 16 juillet, et dans ce contexte si particulier de crise sanitaire, avec mon collègue Vincent Bounes, Vice-Président en charge de la santé, je tiens à adresser nos plus sincères salutations à l’ensemble des personnels soignants et non-soignants de toutes les structures sanitaires, médicales et sociales, privées et publiques, de notre région.

Depuis le début de cette pandémie, ils sont les véritables héros de notre république et tiennent les lignes de défense sanitaire qui permettent à notre pays de ne pas basculer dans une immense catastrophe. Je tiens également à saluer l’ensemble des agents et services de la région particulièrement mobilisés dans le cadre des opérations de vaccination. Ce sens du service public est la valeur fondamentale qui permet à notre collectivité de prendre toute sa place dans la lutte que mène notre pays face à ce virus. L’action de la région en matière de santé n’a d’ailleurs pas débuté avec la pandémie et notre assemblée, depuis déjà de nombreuses années, a aussi fait le choix de jouer un rôle dans la lutte contre la désertification médicale.

Nous sommes aujourd’hui nombreux à partager un constat : la marchandisation de la santé entreprise depuis plusieurs années dans notre pays entraine une dégradation inexorable de l’offre de soins. Les soignants, comme les patients, en sont les premières victimes. En ce sens, et malgré toutes les promesses du Président Macron et autres « Ségur de la santé », force est de constater que la pandémie n’a pas entrainé un quelconque réveil du gouvernement. Entre ces femmes parfois obligées d’accoucher dans les camions de pompiers, ces personnes âgées en situation de maltraitance institutionnelle dans certains EHPAD et cette part grandissante de la population qui n’a plus accès à un médecin, il est malheureux de constater qu’aujourd’hui ce sont des territoires entiers qui sont laissés à l’abandon par ce gouvernement !

Dans ce contexte très anxiogène, je tiens à saluer le volontarisme politique dont fait preuve notre majorité régionale en annonçant dès aujourd’hui son intention d’impulser un véritable service public régional de santé de proximité avec le recrutement de médecins salariés et un soutien accru au développement des centres de santé publics dans nos territoires.

Nous pouvons être fiers de faire de l’Occitanie un véritable laboratoire d’innovation en termes d’accès aux soins pour tous. Bâtir ce réseau régional de centres de santé, c’est l’assurance à l’avenir de pouvoir apporter plusieurs niveaux de réponses en la matière, pour les professionnels qui demandent de nouvelles conditions d’exercice, pour les territoires qui ont besoin de reprendre la maîtrise de l’offre de soins sur leurs bassins de vie, et pour les patients qui doivent avoir droit à un véritable service public de médecine générale de qualité et de proximité.

Cette majorité pourra évidemment compter sur le soutien plein et entier des élus communistes pour développer un tel projet. Cependant, il apparaît également très important de poursuivre et amplifier la mobilisation pour exiger de l’État de prendre toute sa part dans cette démarche et d’assumer le caractère régalien de la santé. Nous devons rester unis et mobilisés afin de mener ensemble la bataille pour un financement fort de L’État d’un service public de médecine générale, sa complémentarité avec le service public hospitalier, et pour la création d’un véritable statut pour les centres de santé « d’établissements publics de médecine générale », ainsi que pour les médecins y exerçant, de « Praticien généraliste ».