Accès aux soins: l’État doit faire confiance aux collectivités !

A l’occasion de l’assemblée plénière de ce 16 décembre, l’ensemble des groupes politiques de la majorité régionale ont déposé un vœu visant notamment à réaffirmer le soutien du conseil régional aux personnels et élus mobilisés pour alerter le gouvernement et l’ARS Occitanie sur la situation critique de nos hôpitaux publics. Le vœu demande également au gouvernement de mettre les moyens humains et financiers nécessaires au bon fonctionnement de nos hôpitaux publics, afin de garantir la qualité des conditions de travail et de soin de leurs personnels et usagers.

Ce vœu appelle quelques réactions. Il y a deux aspects que je tiens à souligner.

Tout d’abord, pointer du doigt à quel point cette pandémie a mis en lumière toute la défaillance des agences régionales de santé, et malgré des efforts de communication sans précédent, l’échec dans la capacité à mener des politiques de santé cohérentes est manifeste.

Et Oui ! Comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, il est urgent que les régions puissent être des partenaires respectées du ministère sur le territoire régional. Notre capacité de réaction, notre connaissance des réalités locales, notre encrage sont de vrais atouts par rapport à une entité bureaucratique comme les ARS. C’est une nécessité, à la fois pour rétablir la considération des soignants et des usagers, mais également pour garantir une offre de soins et lutter contre les déserts médicaux.

Et s’il est primordial que l’État garde toutes ses responsabilités au titre de ses missions régaliennes, il est urgent aussi de rapprocher les décisions des territoires. Nous en apportons la preuve avec le GIP (la structure juridique qui va servir au recrutement des médecins par la région) que nous sommes en train de mettre en place. Et c’est là le deuxième point que je veux souligner. S’il est bien un vœu que nous devons formuler aujourd’hui, c’est celui de voir ce dispositif régional innovant servir un jour de boussole à un nouveau gouvernement, et aboutir à la création d’un véritable statut « d’établissement public » pour les centres de santé et les médecins généralistes qui y exercent, pris en charge par l’État.

Vous trouverez ci-dessous le vœu en question: