Encore une année difficile pour l’éducation lotoise !

A l’occasion de la prochaine réunion du conseil départemental de l’éducation nationale du Lot, je souhaite partager ma réflexion sur la répartition des moyens proposée par l’académie. Sans remettre en cause le travail présenté par les chefs d’établissement, je tiens à dénoncer la dégradation des conditions d’étude des élèves, rendue encore plus criante par la situation exceptionnelle que nous traversons.

Nous avons tous conscience que la marge de manœuvre des établissements est de plus en plus limitée. La faiblesse de la dotation conduit à l’augmentation des effectifs des classes et ne permet plus d’assurer des dédoublements de classe, des cours à effectifs réduits, d’assurer un accompagnement personnalisé à la hauteur, ainsi qu’un accompagnement au choix à l’orientation dont ont tant besoin les élèves au sortir de la crise sanitaire que nous vivons. Les besoins sont énormes et urgents tant l’augmentation des inégalités scolaires est forte. Nous constatons chaque jour de plus en plus de cas d’enfants et de jeunes en détresse scolaire, décrochés par le rythme des apprentissages, les programmes scolaires n’ayant pas été allégés malgré le contexte sanitaire.

Force est de constater qu’un nombre croissant de cours ne sont plus assurés alors que de nombreux postes d’enseignants sont supprimés pour la rentrée 2022. L’Etat manque à son devoir de service public d’éducation de toutes les citoyennes et tous les citoyens. Les DHG ne doivent en aucun cas être un déni de la situation sanitaire, sociale et scolaire. Il s’agirait au contraire de permettre à nos enfants et nos jeunes de se construire un futur épanouissant à vivre. Attachée à la réussite de tous les jeunes, l’élue régionale que je suis tient à renouveler l’exigence d’une dotation à la hauteur des besoins et qui permette à nos établissements comme au service public de l’éducation de jouer pleinement leur rôle.