Quelle scolarité pour nos collégiens et lycéens ?

Constatant une dégradation dramatique des conditions d’éducation dans nos établissements, les organisations syndicales, la FCPE du Lot et les élus désignés, avons décidé de boycotter la réunion du Comité Départemental de l’Éducation Nationale de cette après-midi.

Les dotations sont encore en baisse dans les collèges et lycées du Lot : des sections professionnelles se réduisent ou ferment, les heures en demi-groupes en sciences et technologie subissent des baisses drastiques, l’accompagnement personnalisé a quasiment disparu, des dizaines d’options sont supprimées, des spécialités non proposées, beaucoup de classes stagnent à des effectifs de 30 en collège et jusqu’à 36 en lycée, les services partagés entre plusieurs établissements se multiplient, le recours aux heures supplémentaires pour masquer la suppression de postes est en forte hausse, les besoins en personnels de santé et en personnels sociaux sont tout simplement ignorés. Voilà le constat qui se présente à nous, à notre jeunesse !

En effet, alors que l’École souffre d’un manque de moyens matériels et humains criant, le gouvernement continue à tailler dans le vif avec comme projet une Éducation nationale basée sur la rentabilité, au détriment de la pédagogie et des conditions scolaires des élèves.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire que les services de l’Éducation nationale se félicitent aujourd’hui du seul respect des heures obligatoires données aux élèves. Est-ce cela le service public d’éducation alors qu’élèves et enseignants ont eu à affronter plus de deux années scolaires dégradées ? Doit-on comprendre que l’offre éducative est maintenant différente selon les territoires ? Faut-il croire que le droit de choisir offert aux lycéens n’est possible que grâce aux marges d’autonomie des établissements scolaires ?

Il est clair que les réparations attendues pour faire face aux conséquences éducatives de la crise sanitaire n’ont pas été réfléchies ni même envisagées par le Ministère de l’Éducation nationale.

Aujourd’hui, soyons le plus nombreux possible à exiger la mise en œuvre d’un plan pluriannuel d’investissement de l’Éducation nationale pour la jeunesse, l’avenir de notre société !