Leyme. Non aux fermetures de services en psychiatrie !

L’offre de soins continue de se détériorer dans notre département du Lot. J’apprends avec stupeur la décision de la direction du Centre hospitalier Jean-Pierre Falret à Leyme de fermer l’unité R2 à compter du 19 avril jusqu’au 31 octobre. Cette unité, importante, est pourtant un élément essentiel de l’établissement pour assurer ses missions de prévention, les consultations, le soin et l’hospitalisation des personnes présentant des troubles psychiatriques et psychiques.

Plus rien ne semble arrêter la spirale destructrice en cours dans ce pays ! La dégradation de notre système de santé et d’action sociale n’a jamais atteint un tel niveau. La désorganisation des hôpitaux, la détresse de leurs personnels et surtout le flottement des positions gouvernementales ne permettront jamais de répondre aux enjeux immenses que connaissent nos territoires. Population vieillissante, taux de natalité qui reste élevé et un système hospitalier engorgé, créent une équation insoluble.

Parent pauvre du soi-disant « Ségur de la santé », la psychiatrie est d’autant plus victime de cette vision comptable de la santé alors que les besoins ont explosé avec la pandémie. En cette veille d’élections présidentielles et législatives, il est important que nous soyons toutes et tous mobilisés pour faire prévaloir d’autres politiques, et permettre notamment à la psychiatrie de se libérer de la camisole de force imposée par des décennies d’austérité.